L’appartement est loué par une dame habitant Paris qui ne s’en occupe pas sauf pour percevoir les loyers.
Accueil catastrophique. L’employé de la propriétaire devait nous recevoir, mais il me déclare au téléphone qu’il sera ailleurs et me donne le code de l’immeuble. Code erroné. Nous attendons une bonne demi heure dans la rue qu’un voisin ne sorte. Nous sommes épuisés par la chaleur, surtout les enfants. L’employé a coupé son téléphone et il ne me rappelle que deux heures plus tard.
L’appartement n’est pas entretenu et il se délabre.
Le tiroir du lecteur de DVD a été arraché. Mes filles, qui avaient apporté leurs films préférés, sont amèrement déçues. Grosses larmes. Le descriptif sur Abritel promettait pourtant un lecteur de DVD ?
Le lavabo de la salle de bain est fendu sur toute sa largeur.
Le réfrigérateur est vieux et poussif. En le réglant au maximum, le beurre est juste assez mou pour s’étaler facilement sur nos tartines. Attention à la poignée. Elle se désagrège. Il y a surtout que ce pauvre frigo est dégoûtant. Les joints de portes sont couverts de grosses plaques noirâtres et verdâtres. Tout le monde n’aimera pas, mais les microbes adorent.
Le sèche-linge est parfait si vous avez deux slips et trois chaussettes. Au-delà, accrochez vos chemises sur le balcon. Les passants dans la rue se croiront à Naples.
Il n’y a pas de chauffage dans la salle de bain et il fait glacial. Prenez votre douche avec un gros pull-over.
Un des tiroirs de la cuisine est complètement cassé. Si l’on parvient à l’ouvrir, il bloque son voisin qui contient les couverts. Passez-vous en. Mangez avec les doigts. Vos enfants se croiront au MacDo.
À la différence de nombreux propriétaires d’Abritel, notre logeuse ne fournit rien (savon, petit cadeau d’accueil, etc.), à l’exception de cinq rouleaux de papier hygiénique. Cette attention nous a beaucoup touchés.
Le linge (deux petites serviettes) est facturé par personne. Il n’y avait pas de taies sur les oreillers d’un lit.
J’ai envoyé à cette dame un mail de protestation le soir de notre arrivée. Elle n'a réagi que six jours après. Pour parler argent.
Comme j’ai insisté et expédié un nouveau mail, elle a fini par répondre que, pour le problème du code, elle l’a « dit » à son employé. (Dit quoi ? Il le savait déjà…) Quant au lecteur de DVD, elle m’a expliqué qu’elle allait en faire acheter un autre après notre départ. Cette remarque montre un savoir-vivre exquis et un humour qui surpasse celui de Lewis Carroll.